interview métier : le responsable à la Direction de la Circulation de Nantes Métropole

20 Septembre 2016

Léonard Allemandou, Responsable à la Direction de la circulation de Nantes Métropole.

 

Quel est le rôle de la Direction de la circulation de Nantes Métropole sur le territoire ?

La ville de Nantes Métropole dispose d’un Département Déplacement chargé de des problématiques de mobilité des nantais sur le territoire. C’est au sein de ce Département que figure la Direction de la circulation dont je fais partie.

Grâce aux 13 membres qui y travaillent, la Direction de la circulation répond à plusieurs missions :

 

En premier lieu, elle assure la coordination des interventions et travaux sur l’ensemble de l’espace public et des grands axes routiers, de manière conjointe avec la police et la gendarmerie.

La Direction de la circulation a également la mission de relever en temps réel les données de circulation pour informer immédiatement les nantais des conditions de déplacement. C’est le PC Circulation qui gère cette supervision, et qui peut ensuite informer les automobilistes via les panneaux à messages variable notamment.

 

La Direction de la circulation assure aussi une mission de conseil : elle informe les experts en charge des études de circulation et d’aménagements publics sur le territoire. Elle renseigne les institutions locales dans leur choix d’itinéraires lors des passages de convois exceptionnels par exemple.

 

Pouvez-vous nous éclairer sur l’historique du périphérique nantais ?

Le périphérique nantais a été réalisé en différentes phases.

Le premier tronçon date des années 70. Il a été construit entre la Porte de la Chapelle et la Porte de la Beaujoire. À l’époque, cette section était baptisée « la rocade de Nantes ».

En 1988, une deuxième partie a été mise en service, assurant ainsi l’accès jusqu’à la Porte d’Anjou.

C’est en 1989 que la municipalité conduite par Jean-Marc Ayrault a décidé de créer le périphérique nantais. Il y a d’abord eu la construction de la partie sud, entre l’autoroute A83 et Bellevue, puis celle reliant l’A83 à Saint Herblain avec le pont de Cheviré. La partie nord du périphérique avec le tronçon de l’A11 a été mise en service en 1997.

Depuis, Nantes dispose de « son » périphérique qui se déploie sur 42 km.

 

Quel est l’état de la circulation actuelle au niveau du périphérique ?

Nantes est une ville estuaire qui rencontre plusieurs difficultés de franchissement. « L’anneau », c’est-à-dire le périphérique, a permis de désengorger la circulation dans le centre-ville. Les études de trafic réalisées mettent en évidence un trafic de plus en plus dense. En 2035, on prévoit 22% de trafic supplémentaire sur le périphérique nantais. La Porte de Gesvres, seule portion à 2 x 1 voie est un élément clé du dispositif pour fluidifier la circulation de l’ensemble de l’anneau.

 

Comment s’articule votre collaboration avec VINCI autoroutes ?

Avant même la concertation publique qui s’est déroulée en 2015, Nantes Métropole et Cofiroute ont mis en commun leurs connaissances et leurs compétences. Un gros travail de récolte et d’échanges de données a eu lieu entre Cofiroute, Nantes Métropole et les services de l’État. Le projet présenté par VINCI Autoroutes à la Ville a été retravaillé conjointement. Ensemble, nous avons pu envisager de nombreuses modalités et scénarii avant présentation aux élus et institutions.

Dans le cadre du projet d’aménagement de la Porte de Gesvres, j’ai été désigné comme interlocuteur privilégié des services de l’État et par conséquent de Cofiroute, pour conseiller et assister le groupe dans l’étude du projet.

Pilote d’un comité de coordination, je veille et valide les différentes interventions sur le territoire nantais.

Les travaux sur l’A11 et le périphérique sont ainsi étudiés en amont pour qu’ils ne perturbent pas la circulation des usagers dans des périodes déjà contraintes.